
“Mots de l’âme”
Ils sont là, nés de ma présence dans l’essence, tels que je les ai ressentis. Je les partage sans attente, simplement avec le cœur.
Merci d’avoir ouvert cet espace et de lire avec douceur.
Entre Ombre et Lumière :
Ces poèmes parlent de ce qui m’a traversé : l’amour, l’absence, le choix, le pardon. Ils sont des pas sur mon chemin, des reflets de ce que j’ai vécu et compris. Je les offre comme on tend la main — sans bruit, mais avec ma vérité.
Sur ton dos tu m'emporteras
Au fil des airs tu me raconteras
Les légendes des dieux et des fées
Et je serai là à t'écouter.
Loin d'ici tu m'emmèneras
Au lieu rêvé de mon cœur
Où mille et une vies
Se passeront en ta compagnie.
Oui petit éléphant, apprends moi
Ta force, ta sagesse, ta joie
Que je devienne comme toi
L'amie de tous les rois.
1991


Sous le banyan où le silence veille
Mon éléphant s'avance, gardien sans pareil
Il avance, pilier sacré de l'univers
Et je l'attends cœur ouvert, esprit clair
Je reflète les lumières du ciel
Ma voix s'écrit aux souffles essentiels
"Guide-moi, mon ami spirituel
Toi qui éteins mes peurs rituelles"
Je monte sur son dos majestueux
Balancements au rythme de mon cœur
Je sens en lui la mémoire sacrée
Chaque pas, chaque silence est vérité
Il est la protection née du temps
La paix gravée dans son corps géant
Je suis la flamme de l'intuition
En quête de pureté, de révélation
Ensemble, nous marchons entre les dimensions
Ses yeux reflètent mes propres visions
Moi l'enfant du Gange et de la Terre
Lui, le gardien de l'univers
Je deviens force sans violence
Joie sans tumulte, silence sans absence
Et dans sa présence bénie
Je me révèle à l’énergie infinie.
2025
Ces femmes aux mille couleurs, nonchalantes.
Leurs regards à la fois sombres, beaux et riants.
Leurs corps de soie offerts aux rayons chatoyants.
Leurs voix si douces, si tendres, si violentes,
La beauté frêle, charme des atours indiens.
Sourire et cheveux parfumés de jasmin
Cette odeur de paprika et de cumin.
Un mélange de fatigue et de doux pleurs
Un espoir au goût salé et piquant des fleurs.
La nostalgie d’un pays attirant, brûlant,
Où le soleil et la lune en se levant
Tournent chaque jour la roue du karma, la vie.
Mais tout cela enfoui dans l’ombre de l'oubli.
Tout au fond de moi-même et de mon âme,
Mon cœur mélancolique verse des larmes.
1993


Deux cœurs m'ont offert l'écho de l'amour
L'un en silence, dans le souffle du jour
L'autre en tendresse, ma main dans la sienne
Toutes deux, lumières du matin divin.
Je suis née du choix, d'une douleur cachée
Une mère m'a quitté pour mieux me sauver
Je ne connais ni son rire, ni son parfum
Mais son absence me parle chaque matin.
Ses caresses rêvées, flottent dans le vent.
Sont-elles faites d’amour, d'adieu ou d’élan ?
A-t-elle pleuré en pensant à mon nom ?
Saurait-elle voir en moi l'enfant devenu don ?
Puis une autre m'a prise, sans bruit ni passé.
Elle m'a regardé comme on serre l'été.
Elle qui n'avait rien, m'a tout appris
Avec des bras ouverts comme un infini.
Mais longtemps, j'ai ressenti le poison muet de la trahison, de l'âme usurpée.
Comme un cri que personne n'entend
Comme des larmes créées de brumes du cœur.
Je rejetais ce qui voulait me guérir,
Par peur d’oublier, par peur de trahir.
Je cherchais mes racines dans la douleur,
Ne voyant pas l'amour dans sa lueur.
Et puis un jour, j'ai ouvert les yeux
Non pas sur le monde, mais sur les cieux.
La compréhension est venue en silence
Comme une pluie douce, pleine de sens
J'ai vu que l'amour n'a pas de forme précise,
Qu'il traverse les blessures, les crises.
J'ai vu que chaque pas, même brisé
M’amenait à renaître, à exister.
Aujourd’hui, je marche entre deux regards
L’un caché, l'autre proche, deux phares
Et je comprends que la vie est un chant
Où chaque note bâtit l'être vivant.
Je pardonne aux écueils, aux nuits sans voix
Je me pardonne, et j'embrasse mon choix
Car l'amour vrai ne connait de frontière
Il est le souffle qui fait vibrer la terre.
2025

